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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 18:33

Une mise en examen a été requise pour l'adjudant-chef soupçonné d'être à l'origine de l'incendie qui a ravagé les 1,077 hectares par le parquet militaire de Marseille pour 6 chefs d'inculpations.

  1. "pour incendie involontaire"
  2. "destruction involontaire par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations d’autrui (...) par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence et de sécurité" de nature à "exposer autrui à un dommage corporel" et à "créer un dommage irréversible à l’environnement".
  3. "destruction involontaire du bien d’autrui"
  4. "la dégradation involontaire du bien d’autrui"
  5. "blessures involontaires ayant entraîné une ITT n’excédant pas trois mois"
  6. "violation de consigne par militaire" (punie selon le code de justice militaire de deux ans d’emprisonnement.)

Il encourt jusqu'à cinq ans de prison et risque d'être révoqué de l'armée.


(Photo postée par un internaute./Pascal BOURLIER.20minutes.fr)

Jacques Dallest, procureur de la République
a déclaré à l’AFP de Marseille: "Une information est ouverte depuis ce matin et nous avons requis sa mise en examen mais rien d’autre parce que ce qu’il s’agit d’un incendie involontaire et qu’il a reconnu les faits. Il n’y a pas de justification à une détention provisoire”. Il a également souligné sa “volonté d’embrasser très largement les conséquences de cet incendie sur l’environnement, les biens et les personnes”, précisant que les particuliers qui s’estiment victimes pourront se constituer partie civile.

Deux officiers ont été entendu en temps que simple témoin, par les gendarmes de la section de recherches de Marseille. Les gendarmes ont également saisi les notes de service du camp de Carpiagne, ainsi que le "régime des extérieurs", qui définit notamment les conditions de tirs.

En réponse à l'Association de défense des droits des militaires(voir le post de La Rédaction du Post), le colonel Benoît Royal, chef du Sirpa-Terre ne comprend pas cette polémique et déclare: "Le dossier disciplinaire d'un militaire est confidentiel. Lorsqu'il y a sanction, un militaire exécute sa sanction et elle est ensuite effacée". Au moment de l'exercice de tir, l'adjudant mis en cause disposait "de toutes les qualités techniques requises", a-t-il ajouté, il était "bien noté" et revenait d'une mission en Afghanistan.
Une enquête de commandement a été ouverte. Les résultats de cette enquête interne à l'armée sont attendus mardi soir.

L'adjudant-chef au premier régiment étranger de la Légion et légionnaire depuis 23 ans, est agé de 43 ans et est natif de la réunion, bien noté par sa hiérarchie, il s’est signalé notamment en Afghanistan. Il s'est présenté au juge Laetitia Ugolini ce samedi dans l’après-midi.
Ce militaire expérimenté a exprimé jeudi devant les enquêteurs ses regrets et s'est déclaré anéanti.


Pour parer à toute reprise de l'incendie, "un dispositif extrêmement important" est maintenu samedi avec 216 hommes, dont 100 légionnaires et 68 sapeurs-pompiers du Rhône, a dit le capitaine Priol. Ce dispositif de surveillance active et de noyage de la lisière du feu devrait être maintenu jusqu'à dimanche matin.

 


(Sources: Euronews, L'Express, NouvelObs)

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Published by Jesuislà - dans Fait Divers
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